Journée Portes Ouvertes sur l’Économie du Savoir
L’Université Internationale de Rabat (UIR) et l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), ont organisé le 25 novembre 2010, une journée portes ouvertes sur le thème de l’économie du savoir au siège de l’UIR à Technopolis Rabat.
Cette rencontre qui a rassemblé universitaires, chercheurs, chefs d’entreprises et acteurs de l’enseignement de la recherche a pour objectif de réfléchir sur l’importance de l’innovation, de la capitalisation et diffusion du savoir à travers les nouvelles technologies de l’information.
En ouverture de cette journée, M.Abdelhafid Debbagh, Secrétaire Général du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, a souligné que la croissance des pays était tributaire de l’économie du savoir. Il a rappelé dans ce sens, l’importance de créer des interfaces entre les universités et les entreprises et de promouvoir la recherche.
M. Nourredine Mouaddib, Président de l’Université Internationale de Rabat, a ajouté que le savoir représentait aujourd’hui un enjeu stratégique puisqu’il favorise la croissance et la compétitivité. Le président est ensuite revenu sur les différents facteurs qui participent à l’émergence d’une économie du savoir ; l’autonomie des universités, le développement de la recherche et la promotion des réseaux d’excellence.
Pour clore cette séance d’ouverture, Mme Maha Merezak, représentante de l’ISESCO a rappelé les efforts consentis par son organisation pour la promotion de l’éducation et de l’enseignement au niveau des pays membres et le soutien accordé aux universités dans le domaine de la recherche et de l’innovation.
Lors de la session plénière, M. Driss Khrouz, Directeur de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc a présenté les impacts du développement humain sur l’économie. Selon M.Khrouz, l’accumulation de savoirs, de connaissances aboutissent à une rupture positive, celle-ci, à l’image de ce qui s’est passé au Japon ou en Corée du Sud, favorise la croissance du pays. L’économie du savoir propose ainsi une nouvelle conception qui est celle de la « richesse collective et non plus de la pénurie artificielle provoquée par le marché», de la capitalisation et du partage de l’information et du savoir.
Le Pr. Dominque Linossier, professeur à l’UIR et consultant international est, quant à lui, revenu sur le rapport entre l’économie du savoir et le développement des territoires. Il précise que l’attractivité et la compétitivité territoriales, facteurs du développement territorial, reposent sur la présence de bassins qui promeuvent, le partage des connaissances, l’innovation, la recherche et l’entreprenariat.
De son côté, M. Driss Aissaoui, Directeur du quotidien « Assahrae Al Maghribia », a présenté lors de son allocution, les liens entre la circulation de l’information et l’économie du savoir. Selon, le spécialiste de la communication, l’économie du savoir repose sur le traitement des savoirs, leur diffusion au travers des médias, la promotion de l’innovation, la capitalisation des connaissances et leur accessibilité. Sur ce dernier point, M. Aissaoui, est revenu sur l’importance des médias, vecteurs et vulgarisateurs de l’information, dans les processus l’accessibilité collective au savoir.
En clôture, de cette session plénière, M.Eric Yvonnet, professeur à l’UIR et consultant international, est revenu sur les possibles liens entre la philosophie et l’économie du savoir.
Cette journée portes ouvertes dédiée à l’économie du savoir, a connu la participation de différents experts, chercheurs, universitaires et chefs d’entreprise à deux ateliers de travail. Le premier animé par Idriss Ilali, professeur à Georgia Institute of Technology (USA), s’articule autour de la thématique de « Bâtir une économie fondée sur les savoirs et orientée vers la création d’emplois, la compétitivité et le développement durable ». Le second, animé par Dr Mokhtar Ghambou, professeur à l’Université de Yale (USA), traite de la thématique « l’économie du savoir n’est pas qu’un enjeu d’entreprises ».
